mardi 10 novembre 2015

La glyptique ou..





 l'art de graver les pierres fines 
en relief ou en creux.

«Les premiers exemples de taille utilisés pour les sceaux remontent à quatre mille ans, en Mésopotamie ; d'autres exemples, appartenant à la XII° dynastie égyptienne, aux environs de 1750 av. J.-C., sont exposés au Metropolitan Museum de New-York, et il s'agit de gravures en relief sur pierre en forme de scarabées utilisés également en tant que sceaux. 


Le premier camée employé comme ornement de bague et de boucles d'oreilles, fut fabriqué dans la Grèce antique aux alentours de 400 av. J.-C. 

 Le coquillage n'était pas encore en usage. On faisait appel à des minéraux tels que la cornaline rouge, le jaspe, l'onyx et la malachite, sans toutefois parvenir à rendre l'effet polychrome ; à l'exception de l'agate qui, de par sa nature géologique à strates de teintes différentes, se prêtait mieux aux premières réalisations d'incision à relief doux. 


Le terme moderne de camée, emprunté de l'italien cameo, est de même origine que camaïeu. 

Les camées étant le plus souvent gravés sur des agates à plusieurs teintes superposées, l'artiste tirait parti de la polychromie naturelle de la pierre pour donner à son sujet, au moyen des couches multicolores, l'aspect d'un camaïeu. 


Comme aujourd'hui encore, l'ébauche était taillée sur la couche supérieure de couleur plus claire, ce qui permettait de faire ressortir le dessin par rapport à la couleur du fond. 

Les sujets préférés des Grecs anciens ont toujours été des profils de femme, des divinités, ainsi que des personnages de la mythologie. 

Au premier siècle av. J.-C. le savoir-faire des artistes grecs parvint à Rome ; les camées devinrent à la mode dans les classes les plus aisées et on en produisit de formats variés à des fins purement ornementales. 










Quand l'empire romain approcha de sa fin, l'art de la taille connut une longue période de crise et d'oubli. Les camées ne revinrent à la mode qu'au XIV° siècle, principalement en Italie, avec une importante production en calcédoine, utilisée à des fins d'ornements personnels ou comme symboles chrétiens. 





Dans les siècles qui suivirent les artistes s'inspirèrent des motifs de la gravure antique et ceci consacra la fonction ornementale du camée, plus particulièrement en tant que broches, bagues et médaillons. 



 Si à l'époque baroque, l'intérêt pour ces œuvres parut décroître, ces objets revinrent à la mode au XVIII° siècle. 
La technique de gravure en relief utilisait à l'époque un petit outil circulaire avec un mélange d'huile d'olive, d'émeri et de poudre de diamant. Les portraits restaient les sujets les plus réclamés ; cependant les camées représentaient également assez souvent des thèmes historiques, allégoriques ou d'inspiration classique. Toujours au XVIII° siècle, Josiah Wedgwood en proposa des imitations avec ses fameuses porcelaines. 




Au XIX° siècle, on commença à utiliser le coquillage marin comme support des gravures, et les camées devinrent extrêmement populaires ; suivant la tradition, ils représentent des têtes ou des personnages mythologiques, parmi lesquels dominent les figures de Vénus, Diane, Flora, Jupiter, Mercure, ainsi que celles des Bacchantes et des Héros grecs et romains ; les supports utilisés peuvent aller des coquillages aux coraux, en passant par différents minéraux et pierres fines et demi-fines.»










Ce petit chapitre consacré à cet art particulier n'a pour vocation que d'initier les billets qui viendront le compléter sous la bannière d'une Venise toujours élégante.



 A seguire...?

Vous trouverez à Venise de très beaux camées dans les boutiques qui bordent la Piazza ou au Rialto.
Moi j'étais tombée en amour pour ceux proposés par une petite boutique située , à gauche, au bout de  la Canonica.
( La Sanzogno Gallery,338)

Ils étaient vraiment  originaux  mais, hélas, 
ils n'étaient pas dans mes moyens.





http://albumvenitien.blogspot.be/2015/01/un-bijou-insolite-la-pomme-de-senteur.html
http://albumvenitien.blogspot.be/2014/12/les-larmes-daphrodite.html

http://albumvenitien.blogspot.be/2014/12/le-zibellinolinsolite-bijou-fourrure.html

http://albumvenitien.blogspot.be/2013/01/le-impiraresse-le-conterie.html


Pour complément d’information, voici aussi d' autres sites intéressants :
Cosmovisions et Insecula.
http://richardjeanjacques.blogspot.be/2014/02/les-cameesmerveilles-de-tous-temps.html

jeudi 5 novembre 2015

"Festa di San Martino!"





"San Martino" à Venise

  J’ai une tendresse particulière pour Saint Martin lequel est aussi le saint patron auquel est dédicacée la belle église romane de mon village.

Source : Wikimedia

    
A Venise, les habitants de Castello , et plus précisément les paroissiens de San Martino, ont décidé de lui rendre hommage au cours d’une fête calendaire qui s'inscrit à présent dans une longue tradition et qui véhicule d'une année à l'autre une joyeuse et  une chaleureuse réputation.





   C’est une fête réservée aux enfants qui  s'égaillent par petits groupes , munis de couvercles de casseroles sur lesquels ils s’acharnent joyeusement , ils vont de porte en porte , réclamant une petite pièce tout en chantant un vieux refrain:

"S. Martin xe 'ndà in sofita
a trovar ea nonna Rita (o Gigia o novissa)
nona Rita no ghe gera
S.Martin col cùeo par tera
E col nostro sachetì
cari signori xe S.Martin" 





   Ces enfants ont pris , à présent"  l’habitude de se costumer en «  Saint Martin » revêtant pour ce faire manteau de cavalier et brandissant à coeur joie une belle épée….
    Bien sûr cette fête n’atteint pas le niveau des « nouvelles  traditions » telles celles qui nous sont revenues d'outre-Atlantique **  et il n’est nullement question d’y apporter un quelconque changement.

    La fête de San Martino à Venise demeure empreinte de simplicité et de chaleur humaine. Les enfants s’amusent à chercher « Nonna Rita «   et se régalent car pour l’occasion on leur sert un délicieux gâteau.. 


Photo : Veneziani a tavola

 le san martino ( une sorte de pain d 'épices à l'effigie du saint) et la cotognata, pâte de coings parfumée à la rose ( ou persegada)

**( Halloween n’est qu’une réplique aménagée et surtout commerciale de nos anciennes fêtes celtes de Samain )
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