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dimanche 29 novembre 2015

A vous de choisir




Nous entrons dans la période de l'Avent mais nous le faisons en portant  toutes  les émotions de ces dernières semaines.
Plus rien ne sera jamais comme avant.




Pourtant, j'ai choisi de  fêter la légèreté, 
la joie de vivre et de s'amuser.


Parce que tous ceux qui nous ont été enlevés aimaient cette Vie qui ne nous laisse pas le temps de nous appesantir sur nos chagrins.




Au long de ces derniers mois, je vous ai parlé de différentes façons de l'élégance vénitienne.Et je n'en ai pas terminé!


 Avant d'aller plus loin, je vous propose de choisir entre ces quelques tenues,





 celle que vous, vous auriez choisie si vous aviez vécu à cette époque!



J'ai fait mon choix.
C'est à vous de me dire quelle toilette et pourquoi!

Beau dimanche.

samedi 6 décembre 2014

Jamais sans mes orecchini !


""Symbole inéluctable de féminité et de grâce. 
Témoin discret du passage du temps et de l’histoire. 
Évocation originale du caractère.
 Duo indissociable de sensibilité et de souvenir. 
Symétrie parfaite du miroir des humeurs et des tempéraments. 
Jumelles insolites au charme insoupçonnable.""


Boucles "girandolles"

De nombreux portraits témoignent de l'engouement des Vénitiennes  pour les bijoux en perles, et en particulier les boucles d'oreille. Ces dernières étaient en général constituées de perles en forme de gouttes suspendues à un anneau d'or. Selon certains spécialistes, les girandoles ne se seraient réellement démocratisées qu'à la fin du XVIIe.s.




Longtemps, le bijou fut un signe extérieur de pouvoir et de richesse réservé aux hommes : rois, papes et autres chefs guerriers arboraient bagues, couronne, bracelets, pectoral. Il leur servait également de défense : la couronne protège la tête, le pectoral éblouit l’ennemi et arrête les flèches. Manches et étuis de poignard ou d’épée étaient recouverts de pierreries. Seuls les rois portaient des diamants, jusqu’à  ce qu’Agnès Sorel, favorite de Charles VII, en exige à son tour. C'est avec  elle que le bijou se féminise et perd en virilité.




La femme du 17ème siècle ( habillée ou pas)
portait toujours sur elle des boucles d’oreilles.
 Il était très acceptable de porter de fausses perles et des boucles d’oreilles en perle « de pâte » pendant la journée pour  économiser les beaux bijoux en diamants, et des bijoux hors de prix réservés aux tenues de soirée …







Il n'est jamais trop tôt pour apprendre et prendre goût aux belles choses.





Le XVIe siècle fut pour Venise le début  du époque durant laquelle se développèrent des formes de civilisation d'un extrême raffinement.


 Tout en vivant en partie repliée sur elle-même, Venise la ville de la lagune est en contact à la fois avec l'Orient et avec l'Occident. La vie quotidienne s'y déroule selon un rythme harmonieux et avec un souci d'élégance qui finira par être prépondérant.Se souvenant de ce qu'elle doit à l'Orient, Venise aime la dépense et  le luxe, et ce de plus en plus.Les tableaux des maîtres vénitiens expriment le goût des Vénitiens pour les cérémonies fastueuses.Cette évolution  des moeurs amèna Venise à devenir une des villes les plus raffinées de l' Occident.
Ce fut au point que l'on dut prendre des mesures restrictives destinées à créer un certain climat de sévérité. 

Les magistrats qui étaient chargés de veiller à la bonne tenue des "Vénitiennes", les provvéditori alle pompe avaient, en 1541, voulu les empêcher d'abuser d'objets auxquels elles s'intéressaient particulièrement : dentelles, boutons de diamants, capes de soie, étoffes de Damas, velours, cuir, perles, tapis, chaises à porteur doublées de velours, etc.

Ce fut peine perdue et le sénat lui même s'en rendit compte puisqu'il autorisa dans les grandes cérémonies cet étalage de luxe qui, après tout, contribuait au  développement du commerce de la lagune.






 Un peu de légèreté,  tel est mon choix pour vous amener, semaine après semaine, 
jusqu'au seuil d'une  nouvelle année.
Déjà!

A bientôt!

vendredi 8 mars 2013

Viva toute le donne a Venezia


Murano


""Ici c'est une vraie fête avec expositions, concerts, conférence et une petite branche de mimosa pour chaque femmeVisage
Viva per Donne a VeneziaRose rouge"""
me dit mon amie Catherine!
Alors, bonne fête à vous toutes...


 

vendredi 23 novembre 2012

Bien nobles est qui en soy a bonté...



 
 
"Bien nobles est qui en soy a bonté,
Il n'est tresor qui a tel valeur monte,
Et en hault pris bien doit estre monté
Cil qui est bon; et aussi toute honte  
 Doit bien le mauvais avoir;
Pour tant, s'il a grant poissance ou avoir,
Ou que si bel soit que riens ne lui faille,
S'il n'a bonté, trestout ne vault pas maille. 

 
La première féministe française identifiée et estampillée est 
Christine de Pisan, 
née à Venise en 1364, fille de Thomas de Pisan (originaire de 
Pisano en Italie) astrologue, médecin et conseiller du roi Charles V 
(dit le Sage). 
 
 
 
Thomas de Pizan, fils de Benvenuto da Pizzano, fait des études médicales à l'université de Bologne.Lauréat, il obtient une chaire et y professe l'astrologie de 1344 à 1356. Ensuite, il part rejoindre son ancien camarade d'études, Thomas de Mondino, qui était au service de Venise. Il y devient, comme ce dernier, conseiller salarié de la République et épouse la fille de son ami dont il a trois enfants, deux garçons et une fille. Sa réputation est  grande et les princes qui s'intéressent à l'astrologie l'honorent de leur amitié.
Peu après la naissance de sa fille Christine , en 1365, il se rend à Bologne pour affaires et y reçoit des messages de Louis Ier le Grand , roi de Hongrie, et de Charles V , roi de France, qui lui font  des offres brillantes pour l'attirer auprès d'eux. Après de longues hésitations, il finit par choisir la France à cause de la personnalité de Charles V, de la renommée  de l'Université de Paris et de la splendeur de la cour française. Le roi lui fait  bon accueil et le prend à ses côtés en tant que conseiller. Conquis par sa science et ses précieuses connaissances, il ne veut pas le laisser repartir au bout d'un an et lui offre de payer le voyage de sa famille et d'aider à son entretien pour que celui-ci reste auprès de lui. Thomas hésite pendant près de trois ans, puis finit par accepter.
 

Sa femme et la jeune Christine, âgée seulement de cinq ans, magnifiquement parées de riches costumes vénitiens, arrivent au Louvre (1368) et sont  présentées au roi qui leur fait le plus gracieux accueil.

 Mariée à quinze ans à un jeune secrétaire du roi, elle connaît une vie conjugale réussie qui s'interrompt brutalement, dix ans plus tard, avec la mort précoce de son mari, emporté par une épidémie. La jeune veuve se retrouve assaillie par des créanciers, en charge de ses trois enfants, de sa mère, et d'une nièce.
Son chagrin persistant, le regret profond de la présence de son mari, la nécessité de survie la poussent au travail, retirée dans la "chambre à soi" dont elle dispose. "Seulette suis et seulette veuil estre". 


Poète, historienne, moraliste, elle devient la première femme de lettres à vivre de sa plume. Ses écrits se font nombreux à partir de 1399 : elle commence par ballades et rondeaux puis ressent le besoin d'écrits plus sérieux où souvent elle regrette l'absence des femmes dans le "débat" public. Ainsi, Le Chemin de longue estude...

La cité des Dames
  Le plus connu de ses ouvrages, le plus intéressant pour nous par la modernité de son argumentation et de ses formulations est La Cité des Dames (1404-1405). C'est un ouvrage de combat : Christine de Pisan veut lutter pour faire taire l'accumulation des préjugés misogynes ordinaires. Ses preuves en sont des personnages et des héroïnes.


Sa "forteresse" réunit les nombreux exemples puisés dans l'histoire (et la mythologie) qui prouvent que les femmes sont dotées d'une raison qui les rend dignes du politique, du guerrier, des arts, des sciences et de l'invention, d'une "droiture" qui contredit toutes les idées reçues sur leur indiscrétion, leur infidélité, leur faiblesse ou leur coquetterie, et qui prouve aussi que nombre d'entre elles ont mené une vie juste. Elle affirme clairement que les infériorités attribuées aux femmes sont une construction sociale, un fait d'éducation. "Si c'était la coutume d'envoyer les petites filles à l'école et de leur enseigner méthodiquement les sciences comme on le fait pour les garçons, elles apprendraient et comprendraient les difficultés de tous les arts et de toutes les sciences aussi bien qu'eux". Et elle se dit "navrée et outrée d'entendre des hommes répéter que les femmes veulent être violées... " Elle est la première, par ailleurs, à célébrer l'action de Jeanne d'Arc, dans le Ditié de Jehanne d'Arc, son dernier écrit, en 1430. 

Cette lucidité stupéfiante sur la condition des femmes est, bien sûr à replacer dans le contexte du début du XVe siècle. Christine de Pisan est une aristocrate, citadine, femme de cour, respectant les valeurs de son temps (la chevalerie et l'art de la guerre, la virginité, la sainteté...). Elle bénéficie de la protection des rois, des reines, des grands. Ses manuscrits, magnifiquement enluminés, entrent dans les bibliothèques princières. Sa réputation traverse le XVIe siècle, puis elle tombe dans l'oubli. 

Quand le XIXe siècle ressuscite le Moyen Age littéraire, elle reste ignorée ou dévalorisée comme toutes les femmes auteurs d'autres périodes. Gustave Lanson, historien de la littérature, a ce jugement caractéristique :"Bonne fille, bonne épouse, bonne mère, au reste un des plus authentiques bas-bleus qu'il y ait eu dans notre littérature, la première de cette insupportable lignée de femmes auteurs..." Nous commençons juste à la réévaluer.

Civisme et démocratie – CIDEM Les « Parcours civiques » - s
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