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mardi 10 janvier 2017

"La sonate oubliée "de Christiana Moreau




Deux jeunes filles réunies à travers les siècles par une mystérieuse partition.
Deux cœurs passionnés de musique et de liberté.
Une ville, Venise, jadis et aujourd’hui.
À 17 ans, Lionella, d’origine italienne, ne vit que pour le violoncelle, ce qui la distingue des autres adolescents de Seraing, la ville où elle habite en Belgique. Elle peine toutefois à trouver le morceau qui la démarquerait au prochain grand concours Arpèges. Jusqu’au jour où son meilleur ami lui apporte un coffret en métal, déniché dans une brocante.

Lionella y découvre un journal intime, une médaille coupée et... une partition pour violoncelle qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi.
Elle plonge alors dans le destin d'Ada, jeune orpheline du XVIIIe siècle, pensionnaire de l'Ospedale della Pietà, à Venise, dans lequel « le prêtre roux », Antonio Vivaldi, enseignait la musique à ces âmes dévouées.
Entremêlant les époques avec brio, ce premier roman vibrant nous fait voyager à travers la Sérénissime, rencontrer l'un des plus grands compositeurs de musique baroque, et rend un hommage poignant à ces orphelines musiciennes, virtuoses et très réputées au XVIIIe siècle, mais enfermées pour toujours dans l'anonymat.



Pour en savoir un peu plus.(clic)

"Christiana Moreau, née à Seraing en Belgique, est une artiste peintre, une sculptrice et aussi une écrivaine de talent. Son roman « La sonate oubliée  », nous transporte à Seraing - sur la trace des descendants de l'immigration italienne en Belgique - et dans une Venise intemporelle, celle de Vivaldi et celle d'aujourd'hui, à travers le double récit des deux héroines : Lionella, violoncelliste d' exception et la jeune Ada, autre violoncelliste d'exception mais au temps du grand Vivaldi, il y a 300 ans."

Reçu ce matin, j'en commencerai la lecture demain. La parution de ce premier roman est accompagnée de très bons commentaires.
Je vous donnerai mon sentiment dans quelques jours.



samedi 7 février 2015

Rencontre avec l'auteur de "Venise mariale"














Olivier Gillissen ,des Editions Les 3 Orangers à Paris,m' a bien aimablement envoyé  un lien afin que je puisse faire connaissance avec Noëlle DEDEYAN, l'auteur  de" Venise mariale"

 Ce guide un peu particulier est toujours à mes côtés et je le consulte très souvent.
 Je partage volontiers avec vous cette aimable invitation.
Et si vous ne l'avez déjà, je vous recommande l'achat de ce livre qui est digne de figurer parmi vos livres de référence.




Belle semaine!



vendredi 10 janvier 2014

Venise, démons et merveilles...







Capitale de l'imaginaire, théâtre d'ombres de l'inconscient occidental, Venise tend à devenir l'ultime réserve de fantômes de l'Europe du XXIe siècle. C'est la plus fabuleuse des machines à rêver.
Loin des gondoliers langoureux et des lunes de miel, la Sérénissime dissimule son vrai visage, nocturne et rayonnant. L'eau du Grand Canal éprouve la nostalgie des voiliers remontant son cours, chargés d'épices et d'hérésies. Partout, l'invisible affleure et capture en émerveillant.

Les chats du palais Bovolo nous précèdent dans cette chasse aux trésors en compagnie de Galilée, Giordano Bruno et tant d'alchimistes guettés par l'Inquisition. Nous croisons la fée Mélusine sous les traits de la reine de Chypre Caterina Cornaro, et Sara Copia Sullam, la poétesse du Ghetto. Que de sublimes nudités caressées par Titien, l'Arétin, Casanova, Baffo l'obscène, Ange Goudar, « l'espion chinois » débridé, et Corto Maltese, le marin à la boucle d'oreille.
Le voyage se poursuit hors de la lagune : de Padoue au lac de Garde, de Ravenne à Ferrare et Trieste, à travers une Vénétie éblouissante où Rilke dialogue avec Giorgione.
Paraît le 5 février!

Du même auteur...





mercredi 12 décembre 2012

La sage-femme de Venise


« L’histoire des femmes est en grande partie écrite
sur l’eau, dit Roberta Rich à propos de ce qui l’a
motivée à créer son héroïne après avoir visité le
ghetto juif pendant des vacances à Venise. Leurs
réussites disparaissent en douce, comme une
pierre lancée dans un étang. Les créations des
femmes sont éphémères : elles préparent les
repas,
reprisent, lavent et vendent des vêtements
(car l’un des métiers qu’on accordait aux Juifs, à
l’époque, était le commerce des vêtements d’occasion).
Elles procréent, mettent des enfants au
monde et les élèvent. Après ce voyage, je me suis
mise à lire tout ce que j’ai pu sur la vie quotidienne
dans le ghetto. Il y a bien peu. Surtout à
propos de la vie quotidienne
des femmes et de
la façon dont elles accouchaient. Ce livre est une
façon d’imaginer toute cette histoire invisible. »
 ****


Venise 1575. Hannah Levi est réputée dans toute la ville pour ses talents de sage-femme – un don développé en secret par les « cuillers d’accouchement » qu’elle a mises au point. Quand par une nuit d’hiver, le comte Paolo di Padovani vient l’implorer d’assister sa femme, luttant pour donner naissance à leur premier enfant, Hannah est partagée. Si la loi interdit aux juifs de soigner les chrétiens, l’argent que le comte lui propose lui permettrait de payer la rançon de son mari bien-aimé, Isaac, retenu en otage sur l’île de Malte. Le choix d’Hannah va la précipiter dans de périlleuses aventures…

****


J’ai terminé ma lecture.:-)

L’auteur nous confie que ce livre lui a été inspiré par un séjour à Venise et une longue halte dans le ghetto. Une halte qui l’a  amenée à se pencher sur l’histoire de cet endroit de Venise qui a longtemps généré  des remarques le plus souvent-pour ne pas dire toujours- cruelles  et insultantes ;les juifs étant considérés comme source de toutes les avanies et des malédictions les plus cruelles.

Ceci dit, c’est une belle histoire : deux existences qui durant une année s’écoulent en parallèle, mari et femme ayant été cruellement séparés .Si le destin d’Isaac est tourmenté, c’est surtout l’ histoire de sa femme qui nourrit le roman.





Venise.1575 

« «  Ma femme est en couches depuis deux jours et deux nuits. Les draps sont ensanglantés et l’enfant tarde à naître…Je ne sais plus vers qui me tourner. » »



Hannah est une femme courageuse, généreuse , pénétrée de sa religion mais aussi pétrie d'humanité et d'empathie. Mettre des enfants au monde est une tâche ,  délicate et même très dangereuse, quand on sait que deux vies sont en jeu.A fortiori quand on est juive et que l'on vit à Venise où les " Bocche di Leone "ont tout à dire.. 

A l’ère de la péridurale, on a oublié les dangers encourus par les femmes en gésine; les naissances compliquées amenant   parfois les sages-femmes à  faire des choix  toujours dramatiques.


Hannah est aussi une femme  inventive, elle a mis au point ses » cuillers » qui sont, je ne crois pas me tromper, une  évocation des forceps ou autre spéculum d’aujourd’hui.

 Frappées d’interdiction,  les sages-femmes juives ne peuvent aider à la venue au monde des enfants chrétiens, et pourtant  un noble vénitien n’hésite pas à braver  la loi …sa femme est au plus mal, l’enfant à naître est un espoir auquel il faudra s’il le faut….



La valette.1575.

Isaac a parié avec le destin et il a perdu. » Il avait lourdement emprunté pour acheter un entrepôt plein de soie qu’il voulait revendre à Constantinople. Avec les profits, ils envisageait d’acheter des épices pour les négocier à Venise.


 Mais les Chevaliers de Malte  s’ils furent des chevaliers servants furent aussi de bien redoutables chevalier des mers.. » Arborant cœurs et crucifix, éclatant de haines envers les infiidèles et de cupidité devant leur riche cargaison vénitienne, {-----}ils attaquaient non seulement les navires des infidèles ottomans, mais aussi les vaisseaux chrétiens, saisissant leurs cargaisons et réduisant à l'esclavage tout le monde à bord, riches ou pauvres, marchands ou serviteurs, femmes ou enfants. Ils se disaient chevaliers, mais en réalité ils étaient pirates, devenus riches au moyen de crimes sanctifiés au nom de la sainte croisade."



L’écriture élégante coule de source qui parle de la richesse des palais mais  qui évoque aussi la saleté et la  puanteur des villes à cette époque, avec leur population pauvre vivant dans des conditions précaires,  l’hygiène qui laisse à désirer,la peste  toujours à  l’affût, .Les odeurs envahissent les pages surtout quand il est question des boutiques de teinturiers où l’on utilise l’urine de mouton , les animaux qui polluant autant que les humains.



Hannah, la juive, est une héroïne comme on les aime. C’est elle   qui porte le roman et nous transporte ,nous, depuis la première ligne jusqu’à la dernière, celle de l’accomplissement, celle qui nous laisse aussi sur l’envie de connaître la suite …celle où nous retrouverions  Hannah, apaisée, amoureuse, fidèle à  ses convictions , désormais pleinement et sans ostracisme à l’écoute des femmes trop souvent victimes de leur fertilité.


Ce livre se lit avec plaisir, avec émotion aussi pourquoi pas ?

samedi 3 novembre 2012

Pour en revenir...



 Lors de la présentation de ce guide, je vous avais parlé de ce que je considérais comme un bémol,laissant à chacun le soin de LE trouver.
Sitôt son guide en main , Aldo
est parti à la recherche de ce  bémol,  il en est arrivé à la conclusion que la publicité pour le glacier Grom n'avait pas lieu
d 'être dans un livre "culturel". Son idée se défend.
Mais il y a plus "grave", si on veut.

Martine a trouvé , avec raison, que le Fondaco dei Turchi n'était pas l'illustration qui convenait à la Fondation Querini-Stampalia.

Quant à moi,  j'ai été très surprise en découvrant que la peote aux légumes de San Barnaba illustrait le marché de la via Garibaldi..et la promenade dans Castello.

Ces erreurs , si elle n'enlèvent rien à la valeur des écrits, pénalisent quand même une édition qui méritait plus d'attention même si ,  l'approche des expositions parisiennes consacrées à Guardi et Canaletto, la plaçait dans l'urgence commerciale du moment!


Hormis ces " bémols",  le livre reste une édition de qualité agréable à consulter.

mercredi 10 octobre 2012

Gabriele Giolito de' Ferrari



Gabriele Giolito de' Ferrari (ca 1508 – 1578) 
est un imprimeur vénitien et un des imprimeurs les plus importants de la littérature en langue italienne du XVIe siècle

Il est né dans la première décennie du XVIe siècle à Trino près de Vercelli, fils de Giovanni Giolito l’aîné et de Guglielmina Borgominieri.  Il devait être l’aîné ou celui que le père avait choisi pour transmettre l’atelier d’imprimerie. 
Suivant son père entre le Piémont et Venise, il s’installe avec lui à Venise en 1523. Ses connaissances en matière d’imprimerie sont alors suffisantes pour que son père le laisse à Venise et reparte vers Turin.

En 1523, il fonde avec son père la Libreria della Fenice, à l’enseigne du Phénix,( près de San Aponal) à la fois atelier d’imprimerie et magasin au Rialto de Venise. A la suite des problèmes de la succession de son père, en 1545-1546 et pour assainir sa situation, il fonde avec ses frères et demi-frères : Francesco, Bonifacio et Giovanni Christoforo une société commerciale et éditoriale « Appresso Gabriel Giolito de’ Ferrari e fratelli » (Presses de Gabriel Giolito de' Ferrari et de ses frères) qui durera jusqu’en 1556.

Son activité s’était déjà beaucoup développée et il avait hérité de l’entreprise paternelle et de la marque au phénix renaissant de ses cendres avec les initiales G.G .F. avec diverses devises :  
« De la mia morte eterna vita io vivo »,
 « Semper eadem »,
 « Vivo morte recepta »
B.Castiglione par Raffaelo Sanzio

Dès le début de son activité, il se place sur le plan littéraire et publie : les Dialogi piacevoli et Il Petrarchista de Nicolo Franco, mais également Le Courtisan (Il Cortegiano) de Balthazar Castiglione. 
 L’année suivante, il fait paraître un Décaméron et un Orlando Furioso orné de gravures sur bois.

En 1544, il épouse Lucrezia Bin dont la dot lui permet d’investir dans de nouveaux caractères typographiques. Il en aura 12 enfants. Son officine devient alors une des plus réputées de Venise, notamment pour ses nouveautés. Il est le meilleur représentant du renouvellement de la typographie vénitienne dans le sens de la légèreté et de l’élégance. 
 Cultivé, il reçoit dans son atelier une élite composée de : l’Arétin, 
Ercole Bentivoglio, 
Bernardo Tasso, 
Guido Landi, Ortensio Lando. Nicolo Franco.
Bernardo Tasso
IL entreprend alors de publier des ouvrages en langue vulgaire italienne : entre 1522 et 1560, il publie 22 éditions des Rimes de Pétrarque, 28 de l’Orlando furioso du Tasse, 9 du Décaméron de Boccace.  Il publie 2 fois Dante, la première fois avec son père en 1536 avec des gravures d’après des dessins de Botticelli, la seconde en 1555, (éditée par Lodovico Dolce) avec le titre de Divine comédie. En 1557, il fait paraître la Libreria de Doni, premier essai de bibliographie italienne et en 1552-1553, une douzaine de livres espagnols.
Il change d’orientation dans la seconde moitié du XVIe siècle car le contexte s’est modifié (restauration catholique à la suite du concile de Trente, publication du premier Index), il abandonne alors les publications littéraires et imprime des ouvrages de dévotion et des traductions des auteurs grecs et latins.

 Il a alors l’idée, en avance sur son temps, de fonder une collection , la « Collana istorica » qui a pour ambition de publier tous les historiens grecs, latins et italiens, dont l’éditeur sera Tommaso Porcacchi, mais il ne réussit pas à terminer l’entreprise à cause de la peste qui sévit à Venise peu avant sa mort. En matière de livres de dévotion, il entreprend également une sorte de collection religieuse : la « Ghirlanda spirituale ». Le premier volume qu’il fait paraître est un recueil des Oeuvres du dominicain Louis de Grenade en 1568.
Ses impressions sont célèbres pour leur qualité, leurs lettres ornées presque toujours parlantes, et les gravures sur bois. 

Ses gravures sur bois pour illustrer l’Orlando furioso, le Décaméron, les Rimes de Pétrarque sont louées par le critique d’art Vasari..
Parmi ses plus belles éditions typographiques on peut citer : les Lettres de Cesare Tolomei (1547) in-4°, l’élégant Ane d’or d’Apulée en 1550, les Métamorphoses d’Ovide, traduites par L. Dolce en 1553, illustrées de 95 vignettes.



Entre 1555 et 1560, l’atelier voit sa production baisser en qualité mais non en quantité. En effet les années 1566 et 1567 sont les années de plus forte production. La librairie de la Fenice reste au cœur de l’activité de la cité vénitienne. 
Elle possède des succursales à Naples, Bologne et Ferrare, et est en relation avec des libraires italiens à Mantoue et en France surtout avec Guillaume Rouillé de Lyon.

Gabriel Giolito de’ Ferrari 
 survit à la grande peste vénitienne de 1575-1577, 
mais meurt à Venise au début de l’année 1578.


Ses contemporains le placent au même rang que son compatriote Alde Manuce. Ses ouvrages ont été très vite collectionnés par les bibliophiles et certains sont très rares, de son "Indice dei libri prohibiti , il ne reste aucun exemplaire.

 
Ses presses seront reprises par ses fils Giovanni le jeune et Giovanni Paolo qui continuent à publier jusqu’en 1606.


  avec le précieux concours de la documentation  Google Books


Pour en savoir plus(clic)

mardi 2 octobre 2012

Blond véni-chat....





PS. Je confirme ici mon appréciation du  dernier guide de Venise.Ainsi que je l'ai écrit dans ma réponse à vos commentaires, les textes et les illustrations sont de qualité.Un bémol, peut être, pas de ballade dans Cannaregio....donc des parcours connus  en accord avec les tableaux proposés...mais les détails soulignés invitent à la réflexion et à la comparaison.
Surprise...une photo n'est vraiment pas à sa place...c'est étonnant parce cette photo est vraiment "très connue" mais à l'endroit qui lui convient...alors....à vous de la trouver  peut être..
 Cet album pèse 27 euros..oui, mais si je compare son prix à celui de certains romans..:-)

lundi 1 octobre 2012

Un guide sur les pas de Canaletto...


Depuis un moment, j'ai tendance à me méfier des ouvrages présentés comme étant des "guides " car certains  ne parviennent pas à sortir de l'ordinaire et nous parlent invariablement des mêmes endroits, eux-mêmes illustrés par des photos toujours plus ou moins semblables à celles déjà vues cent fois.
Pour ce qui me concerne ( mais je ne dois pas être la seule) et cela peut sans doute paraître prétentieux, je n'y apprends plus  grand chose , et je regrette souvent  de m'être laissée tenter .Alors, bien sûr, j'étais sur mes gardes  mais j'ai quand même commandé celui-ci, me disant que de toute façon, je pouvais le retourner à l'expéditeur.

 ***
C'est un guide ,il nous propose donc des circuits balisés, mais il n'est  pas du genre à glisser dans sa valise et encore moins à emporter dans son sac pour déambuler dans la ville.
Il fait son poids !
La présentation est très soignée. 
Venise vue du ciel par Francesco GUARDI.

Les textes sont signés Alain Vircondelet  qui n'est pas le premier venu et qui a déjà à son actif  quelques ouvrages très documentés sur l'Histoire de Venise.









Certes, il nous parle  d'endroits connus ( comment vraiment faire autrement quand on compare tableaux et vues de la ville actuelle) )mais ce sont les comparaisons et les anecdotes qui sont intéressantes.

Les quelques photos que je vous propose ne représentent qu'une infime partie de  cet ouvrage. Les illustrations sont recherchées et de qualité. C'est un guide à fréquenter lentement, à retrouver au fil de nos recherches...
Et puis, il y a les tableaux  de ces peintres qui sont décidément à l'honneur par les temps qui courent...

 Canaletto (ici)
au Musée maillol
et Guardi au Correr à Venise (clic)

C'est aussi un "guide" à offrir à quelqu'un(e) qui ne connaît pas encore vraiment Venise car c'est ici une façon très originale d'entrer dans ses détails et secrets. Moi j'aurai plaisir à me promener de tableaux en  photos avec mes petites filles.
Ce sera ma façon à moi de les éveiller à l'art des védutistes et à l'histoire de Venise.


Guardi, Canaletto et autres artistes du XVIIIe siècle se sont attachés à peindre toutes les facettes de leur ville. Près de trois siècles plus tard, Alain Vircondelet, un des plus grands historiens de Venise s'adonne à une comparaison passionnante entre les photos de la ville d'aujourd'hui et les tableaux de celle d'hier. Douze circuits sont ainsi proposés au lecteur et commentés par l'auteur. 

lundi 25 juin 2012

Cure mortelle à Abano.



Autour de son héros,"l'admirable "Lord Percival Kilvanock, Christopher Carter a réussi à créer un charmant univers - le bon gros superintendant de Scotland Yard, le majordome un peu raide, le fantôme de l'ancêtre, la mystérieuse fiancée... - qui nous est maintenant familier, et qu'il transporte à chaque nouvelle aventure dans un cadre différent (après Le Caire, puis les haras, puis le milieu branché londonien, voici l'Italie !). Tout prêt de Venise, la petite ville d'Abano est célèbre depuis les temps anciens pour les vertus de sa... boue ! Venus du monde entier, de riches rhumatisants, de jeunes beautés anxieuses et des hommes d'affaires désireux d'optimiser leurs jours de repos se pressent dans les salles de soin : cataplasmes de boue très chaude, douches froides, sauna, etc. Mais un milliardaire anglais est retrouvé mort pendant sa cure, et tout le monde s'émeut : si la boue d'Abano est tenue pour responsable, la ville est ruinée ! Lors Percival Kilvanock est appelé à la rescousse... Secondé par son ami policier Angus Dodson, Lord Percival établit bien vite que le milliardaire n'est pas mort d'une crise cardiaque due à la chaleur de la boue, pas plus que d'un accident lié à une mauvaise manipulation... C'est un meurtre, incontestablement. Tous les clients, et l'ensemble du personnel, peuvent l'avoir commis. Entre pimbêches, bellâtres musclés et vieux acariâtres, Lord Percival aura fort à faire.

Ce n'est pas une nouveauté, loin de là ( 1999)
C'est léger, léger comme un livre pour l'été, 
pour lire en voyage , 
pour lire en vacances...sans chercher midi où il n'est pas.


Tout savoir sur l'auteur......ça vaut le clic !:-)

samedi 23 juin 2012

Dictionnaire insolite de Venise

"Bâtie sur un archipel de sel et de sable, Venise émerveille depuis plus de 1500 ans.Après avoir longtemps rayonné sur la Méditerranée, la République Sérénissime s'est éteinte en un somptueux crépuscule qui n'en finit pas de resplendir, en  dépit de la menace touristique et écologique.Son histoire et ses habitants constituent une mosaïque singulière et vivante, où l'on croise Fortuny, Corto Maltese, le Corbusier, les Pink Floyd, Peggy Guggenheim aussi bien que le mostro et autant de barnabotti, pittime ou pantegane.A Venise, vocabulaire et métaphores donnent matière à de savoureuses anecdotes , maritimes ou culinaires( bricole,folpeti,cannochie, castraure, scampi in saor, etc.).4.ième de couverture)


C'est un petit livre que l'on a bien en main.La présentation est soignée, le papier et la typographie sont agréables.C'est un dictionnaire donc, nous ne passons pas de chapitre en chapitre mais bien d'entrée en entrée en suivant l'alphabet.
Je retiens quelques anecdotes savoureuses parmi lesquelles la description de la piscine du Cipriani : 

"Au bord de la piscine du Cipriani, on ne fait pas de rencontres.Aucun imprévu ne dérange l'ordre parfaitement égal de ce monde clos.Au reste, pas plus que leur corps épuisé par les soins, les signore n'espèrent pas grand chose. Si ce n'est, peut être, le miracle impossible qui les obsède.Les mauvaises langues ont rebaptisé l'endroit Lourdes"

 Je retiens aussi que si Venise avait accepté le projet de Le Corbusier , ....
"En 1962, la Réunion des hôpitaux civils de Venise envisagea de réaliser un nouvel établissement.Le Corbusier propose une structure horizontale, souple, lyrique et ramifiée, avec un jardin suspendu, s'ouvrant à la fois sur la lagune et sur la ville, un " système de flux" en parfait accord avec la morphologie de Venise.Le projet suscite l'enthousiasme, puis une polémique ( il n'est pas Vénitien!) et enfin une protestation" Cet hôpital devait remplacer les anciens abattoirs de San Giobbe.
  De" L" retourner donc à" C"...vous y trouverez Calatrava!:-)

Mises à part ces quelques anecdotes, je n'ai rien lu que je ne savais déjà.Dans la bibliographie de l'auteur, seuls deux livres ne figurent pas dans ma bibliothèque.Les autres , je les ai lus et déjà relus, en diverses circonstances, à la recherche de l'une ou l'autre information. Ceci explique mon avis mitigé mais cet avis n'enlève rien à la qualité de l'écriture . 
Ce petit livre est parfait pour vous faire plaisir et ensoleiller une après midi un peu grise.

Edition COSMOPOLE .11euros.

dimanche 20 mai 2012

A lire...

Florence 1414. Un enfant hirsute, aux pieds couverts de corne, griffonne furieusement une fresque remarquable à même le sol d'une ruelle des bas-fonds de la ville. Miraculeusement repéré par Cosme de Médicis et placé au couvent des carmes, il va faire souffler un vent de passion sur la peinture de la Renaissance. Moine et libertin, artiste intransigeant et manipulateur sans scrupules, futur maître de Botticelli, ses sublimes madones bouleversent son époque. Elles lui sont pourtant très intimement inspirées par les filles des maisons de plaisir de Florence qui en ont fait leur petit prince caché. Bravant tous les interdits et jusqu'à l'autorité suprême du Pape, il commet par amour l'ultime provocation. Le scandale le pousse à l'exil et le renvoie au secret sanglant enfoui au coeur de son enfance. Peintre voyou, ange ivre, fra Filippo Lippi invente un rapport nouveau entre l'art et le monde de l'argent et, le premier, fait passer les peintres du statut d'artisans estimés à celui d'artistes reconnus. 


Ce livre est le roman de la vie d’Alessandro Botticelli (1406 -1510). Il fait partie d’une trilogie ("le siècle de Florence") et se situe entre "La passion Lippi" et "l’obsession Vinci".
L’histoire commence la veille du succès qu’obtiendra Botticelli avec son San Sebastian, et se termine, non par sa mort, mais par disons...une certaine oisiveté.
Au cours de la lecture, nous voyons Botticelli prendre peu à peu toute sa place d’artiste renommé de son vivant au sein de la ville toscane. L’auteur, au style et à l’expression modernes parfois un peu déroutants, nous le rend plus proche. Nous sommes dans son quotidien, dans son intimité : sa vie d’homme, de famille, sa vie amoureuse...Nous compatissons à ses mélancolies, ses doutes, ses peines, et nous nous réjouissons de ses victoires et de son esprit parfois farceur.
Mais c’est aussi la ville grouillante de Florence de cette époque qui s’agite sous nos yeux avec ses déviances, ses excès, courant vers un destin forcément funeste. L’Histoire sert de toile de fond : nous assistons à la pression fiscale des Médicis sur le peuple, à des complots, des assassinats politiques, à l’arrivée de Savonarole et de ses groupes d’enfants délateurs et exécuteurs qui sèment l’effroi et l’horreur. Et puis, il y a la visiteuse et son cortège d’abjections : la Peste, qui hisse Savonarole (dont la conduite est exemplaire pendant l’épidémie) au sommet de la terreur. Les artistes qui représentent les corps nus ou des futilités, sont pourchassés. Les oeuvres impies sont brûlées sur le "bûcher des vanités".
Au milieu de cette tourmente, Botticelli peint. Il prend faiblement position et finit par fuir la ville en payant très cher ses choix artistiques. On voir naître ses oeuvres sous nos yeux : la main du peintre crée San Sebastian (qui figure Filippino Lippi), le Printemps (commande de Lorenzo de Médicis pour son mariage avec Semiramide), la Naissance de Vénus ( qui a les traits de Sandra Lippi) , l’Abandonnée (destin de Florence)...
Sur le roman plane sans cesse le souvenir des anciens : Filippo Lippi, Giotto, l’Angelico, Massaccio... On y croise aussi la famille Vespucci, Franscesco Gicondo et son épouse Lisa, le poète Policien, Filippino Lippi... A la fin, de jeunes artistes font leur entrée : le mal-aimable Michel Angelo, Raphaël...
Muriel Marhic


Un mot pour résumer : passionnant!
Avec quelques bémols.

L'auteur a un peu trop tendance à se perdre en  digressions inutiles.Ainsi,les scènes intimes des personnages sont un peu trop détaillées . Certes, les moeurs de l'époque  sont indissociables de la vie des personnages, mais les descriptions ont souvent tendance à se perdre en longueur …Mais quelle époque et quelle concentration de talents au même endroit et au même moment !

Lippi, Botticelli, Politien, Ficin , Pic de la Mirandole, Léonard de Vinci, Michel Ange, Savonarole, Laurent de Medicis, et bien d’autres qui vont s’aimer, se haïr, vivre, mourir, mais nous laisser des chefs d’oeuvre …Il faut se laisser entraîner dans Florence au XV siècle où la terreur se heurte à la beauté, la vie à la mort, mais où l’amour reste toujours le maître.

Lorsque je lis ce genre de biographie romancée, je commence par situer les lieux sur une carte. Je peux ainsi mieux cerner les déplacements des personnages, visionner le décor dans lequel ils vivent.

Cette fois, j'ai retrouvé des artistes que l'on a trop tendance à oublier,( surtout quand on se focalise sur une ville :-)) j'ai recherché des informations , revu les tableaux qui avaient fait le bonheur de mes recherches adolescentes.
Certaines critiques soulignent quelques erreurs historiques, quelques fautes de goût...moi je retiendrai seulement le plaisir que j'ai pris à lire ces deux livres , cette impression de foisonnement culturel et  surtout cette envie que j'ai eue de chercher plus loin et de revoir .....


 J'avais emprunté ces livres à ma bibliothèque.Il me reste à trouver celui-ci.

dimanche 29 avril 2012

A consulter régulièrement...( surtout quand il pleut !)



Edition en français mais ce livre a été édité en plusieurs langues dont l'italien, bien sûr.
Un petit guide agréable  pour 5 euros

Beaucoup plus complet et plus savant:
En italien uniquement.
Acheté à l'aéroport Canova.+/-20 euros
Une brique de 300 pages.

mercredi 4 avril 2012

A ne pas laisser passer...








 Reçu ce matin, parcouru des yeux ..une" brique" qui me laisse présager de belles  et bonnes heures de lecture et de découvertes même si les lieux " cités"  sont plus ou moins connus.
Un texte de base ponctué de citations , de poèmes, d'illustrations bien choisies.
Une première impression plus que positive: vous aimez Venise..ne laissez pas passer ce beau livre.
Il doit se trouver à présent en librairie, allez le consulter...
Moi, je crois qu'il mérite de figurer dans votre bibliothèque.
J'attends votre avis...

mardi 14 février 2012


Ce livre est à présent sur le marché, je l'ai eu en mains ce matin et..


Si vous ne possédez aucun livre sur "l'Histoire de la ville", sa création, son évolution, sa gestion,etc...ce livre répondra à vos questions.En fait, il pourrait faire un cadeau intéressant pour des amis pas vraiment avertis.L'Histoire de la ville constitue l'essentiel du livre ce qui correspond au titre de l'ouvrage.

Par contre la quatrième de couverture annonce : 
de nombreux documents ! J'ai sans doute tourné trop vite les pages!

La liste détaillée des ponts : je me réjouis et je lis : Scalzi, Rialto, Accademia....ponte dei pugni et ponte delle tette ! Ah, bon, on fait comment pour sauter les innombrables rii ???

Visiblement l'édition originale ,qui date de 2006 ,
n'a  été ni relue, ni augmentée.
 Un lecteur averti....:-))

Ceci dit , l'édition est soignée, les illustrations qui séparent les chapitres sont, je dirai,  habituelles et tant de fois vues déjà.

En fait,je crains qu'écrire sur Venise ne devienne un exercice de plus en plus difficile...

dimanche 5 février 2012

A paraître...

Au-delà de son ouvrage Fable de Venise dont l’action se passe dans cette ville, c’est, en fait toute l’oeuvre d’Hugo Pratt qui est imprégnée de cette ville. Son architecture, son histoire, ses légendes ont bercé l’enfance d’Hugo Pratt et ont été, tout au long de sa vie et de son oeuvre, le terreau de son imaginaire fertile. C’est donc dans cette Venise secrète que nous entraine l’auteur sur les traces d’Hugo Pratt lui-même. Nous entrainant avec lui dans le dédale des quartiers de Venise, Joël Gregogna, s’appuyant sur de très nombreuses photos et des illustrations de l’oeuvre d’Hugo Pratt, nous plonge dans l’atmosphère mystérieuse de la ville. Commentant la vie et l’oeuvre d’Hugo Pratt, il décode les arcanes de la ville, qui, quelles que soient les aventures de son héros Corto Maltèse, sert toujours de référence à l’oeuvre. La Venise d’Hugo Pratt est une promenade à travers l’histoire et la géographie de la ville en correspondance avec l’oeuvre d’Hugo Pratt.. 

Disponible vers la mi-mars ! 22,80 euros.


 La signature" National Geographic" est un gage de qualité.
Toutefois, je crois qu'il me faudra " voir" avant d'acheter.

A partir du 9 février, donc tout bientôt!( 13,30 euros)

 XVIIIe siècle, Venise. Lucrezia, jeune orpheline recueillie au couvent de la Pieta, a pour maître de choeur Vivaldi. Si ce prêtre et compositeur est un musicien de génie, il se montre sévère et impitoyable envers ses jeunes élèves… Sauf lorsque l’une d'entre elles lui plaît, comme la belle Paola. Mais devenue une cantatrice enviée, cette dernière reçoit des menaces de mort. Lucrezia, qui veut protéger son amie, va se retrouver elle aussi en butte aux rancoeurs et aux jalousies…

Pour les jeunes.....de ? à 100 ans s'ils ont encore bonne vue....
 
A paraître début avril....dans la collection Gallimard Jeunesse.
9,50 euros.

Je vais m'efforcer de ne pas entendre les plaintes lancinantes des rayons de ma bibliothèque..

BON DIMANCHE!

mercredi 25 janvier 2012

1807.Yves Jego.


Venise, 22 novembre 1807. Napoléon, entre dans la Cité des Doges sous les acclamations du peuple. Mais le souverain semble étrangement soucieux. Pourtant, la gloire du nouveau Roi d'Italie n'a jamais été aussi grande : en installant les siens sur les différents trônes, il concentre le pouvoir entre ses mains et devient le seul décideur du destin de l'Europe. Mais l'ennemi s'organise. L'empereur sait qu'il n'a que deux solutions pour asseoir définitivement sa puissance : vaincre par sa suprématie militaire… et conforter sa légitimité éternelle avec un héritier. Justement, sa maîtresse vient de lui donner un fils. Joséphine est maintenant le dernier obstacle entre l'Empire Eternel et lui.
A Venise comme à Paris, ses fidèles lieutenants Murat et Fouché s'interrogent : pourquoi avoir maintenu sa visite à Venise, quand la découverte de plusieurs cadavres et la rumeur d'un possible attentat font planer un danger sur sa vie ? Et qui est cette jeune femme qui se dissimuler dans l'ombre de l'Aigle ? Mais en cette année décisive, qui peut deviner les réelles intentions du « petit caporal » ?


Du même auteur j'avais bien aimé " La conspiration Bosch" dont l'intrigue était,pour moi, bien menée et passionnante tout en restant accessible et agréable à lire.

Dans "1807", je trouve l'intrigue un peu légère et décousue mais néanmoins agréable et surtout facile à lire: une bonne occupation pour une après-midi pluvieuse.Et puis, il y a Venise qui y tient , à mon sens , le rôle le pus important car, vous l'avez deviné, le lecteur qui connait bien la ville est un privilégié qui sait se glisser habilement dans l'ombre des protagonistes.


Bon, ça me fait encore un livre à ranger...qui pourrait vivre une deuxième vie..:-)