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lundi 4 juin 2012

'Sub umbra alarum tuarum".Corte Sforza






Conçu initialement pour devenir un palais, 
l'ensemble de bâtiments construit en ""L "" le long du Grand Canal  a été morcelé , 
au fil du temps, en habitations privées  .


 Corte Sforza & Cà del Duca
 ***




La famille IMER vivait   dans cette maison .( n'°3063/3065) de la Corte Sforza.




Le théâtre de San Samuele avait été construit par le patricien Giovanni GRIMANI.
Il était situé sur un terrain situé entre les côtés du Rio del Duca et le ramo corte del Teatro; sur les côtés courts entre la corte del Duca et la calle Stampador.



Théâtre San Samuele 
puis théâtre Camploy(1853) 
corte del Duca , 3044




jeudi 23 février 2012

Autour de San Samuele...en suivant Giacomo...

Jacopo ROBUSTI ( Tintoretto)




San Samuele, contrada picola, grande bordel, sensa ponti, cative campane, omeni bechi, done putane» 
San Samuele, petit quartier, grand bordel sans ponts, mauvaises cloches, hommes cocus et femmes catins"


Reprenons notre promenade dans les endroits 
qui ont vu grandir notre Casanova!
 Pour aller de l'avant...
Sur les traces de CASANOVA ( clic et suite) 

Pour vous souvenir...

Les parrains de CASANOVA, les santoli comme on dit à Venise, sont de haute lignée, le poète licencieux Georgio BAFFO et Michiel GRIMANI, un des copropriétaires des théâtres San Giovanni Grisostomo et San Samuele.

Pierre SUBLEYRAS
Bon week-end à toutes et tous !!

mardi 29 novembre 2011

Casanova, la passion de la liberté.




La direction de cet ouvrage est assurée par les commissaires de l’exposition, Marie-Laure
Prévost, conservateur général au département des Manuscrits de la BNF et chef du service des
manuscrits modernes et contemporains, et Chantal Thomas, essayiste, romancière, auteur de pièces de théâtre et de nouvelles, directrice de recherche honoraire au CNRS. Spécialiste du XVIIIe siècle, elle a écrit sur Sade, Casanova, Marie-Antoinette, les salons.
À leurs contributions, viennent s'ajouter celles de dix autres auteurs. 


Je n'aurai pas l'opportunité de me rendre à Paris afin d'y visiter l'exposition dédiée à Casanova. Je me suis donc accordée ce petit plaisir:  le catalogue de l'exposition après avoir vu le reportage qui lui a été consacré à la télévision.
Le livre ( 40x25 x5 cm quand même) est vraiment " un beau livre"
Une édition soignée, imprimée en Italie  sur un papier issu de forêts gérées durablement.



Un toucher particulier, 
une iconographie très recherchée et des textes...
parcourus en diagonales , ce matin, dès l'ouverture du paquet, qui me laissent présager de belles heures de lecture passionnante


Des illustrations parfois en pleine page,


et bien sûr un intéressant aperçu du " manuscrit"



Commandé vendredi sur Amazon, il m'a été livré ce matin..
Le prix?
Bien sûr, dans les belles éditions, rien n'est donné mais ce catalogue vaut largement les 46 euros sortis de ma tirelire surtout si je compare au prix demandé( 30 euros pour "Des Vénitiens nous invitent) pour des ouvrages certes de qualité et intéressants mais qui ne s 'inscrivent pas , disons, dans le même registre.:-)


jeudi 24 novembre 2011

Casanova...Histoire de SA vie..





Télérama Hors Série N°175H Casanova, Novembre 2011
  
Grâce à un généreux mécène, la Bibliothèque nationale de France a acquis en février 2010 le splendide manuscrit, écrit en français, de l’Histoire de ma vie ,qui est le chef d'oeuvre littéraire de CASANOVA

A l'occasion de l'exposition qui lui est consacrée , le magazine Télérama vient de publier un hors série consacré à  
Casanova, splendeur et misères d'un courtisan. 

 L'illustration de la couverture ainsi que d'une partie des articles de ce numéro a été confiée à  Lorenzo Mattotti (clic) . 
On y trouve également des dessins de Moebius, de Carlos Nine ,de Pat Andréa ,...


 Lorenzo MATTOTI

Un très beau numéro à se procurer sans hésiter...j'ai été bien inspirée
cet après-midi... le dernier exemplaire a été pour moi.:-)



GALLICA, la bibliothèque numérique(clic)  vous permet de feuilleter le manuscrit, du moins les pages qui ont déjà été numérisées.
L'écriture est élégante et parfaitement lisible.

samedi 13 août 2011

"Fata viam inveniunt...

Revoir :

 Fata viam inveniunt...
les destins trouvent leur chemin

Le 2 février 1725, Giacomo CASANOVA  vient au monde dans cette petite maison de la calle delle Muneghe.

Photo : Catherine E.

Le cordonnier FARUSSI est mort peu après le mariage éclair de sa fille.Sa veuve , Marzia,  a trouvé à se loger " amore dei"" c'est-à-dire aux frais des procurateurs dans la première des six maisons de veuves construites côte à côte.Elle loge le jeune couple dont le seul revenu est le modeste cachet d'un acteur de second plan.



Photo: Catherine E.

Le moderne numéro 2993 laisse encore deviner, gravé sur le linteau,le N°I qui l'identifiait à l'époque


Le quartier de San Samuele a mauvaise réputation. 
Une plaque ( Couvent CILIOTA)
rappelle  "malicieusement  et comme  ne manqua pas de l'interpréter  le jeune homme Casanova"  que les prostituées  ont précédé les religieuses  dans le bâtiment situé dans la dite calle.



HIC DOMUS DEI EST ( voilà pour les religieuses)
ET PORTA CAELI ( et voilà pour les meretrici ???) ;-)
C'est ici la demeure de Dieu et la porte du ciel ;
Le couvent
 a des origines très anciennes: Un oratoire en bois dédié à Sainte Susanne et géré par  la Fraternité de S.Rocco. En 1484, à cause de la peste qui se propageait, il fut cédé, avec des maisons  closes qui étaient tout près, à Soeur Chiara du monastère de Sainte Marguerite de Torcello. 
Une église  et un couvent furent construits.
L'église était dédiée à sainte Margherite et à saint Roch .



Le petit Giacomo est baptisé  par le curé TOSELLO, dans l'église de San Samuele et en présence des puissants GRIMANI , amateurs de théâtre et amis de la famille.Giacomo se pensera toujours le bâtard de Michele GRIMANI, avec certaines raisons semble-t-il.

Les parents CASANOVA laissent bien vite l'enfant à la garde de Marzia qui fut pour le petit Giacomo une grand-mère affectueuse dont il gardera sa vie durant le souvenir ému.

Ils reviennent un an plus tard avec  Francesco *, fruit probable des amours de Zanetta et de Georges de HANOVRE  prince de Galles, futur Georges II d' Angleterre.

Francesco CASANOVA, peintre, élève de GUARDI
 Les  CASANOVA  repartent ici et là, reviennent à Venise de loin en loin avec un enfant de plus, parfaitement indifférents à l'existence leur premier-né.
 Gaetano CASANOVA succombe à un abcès au cerveau. Voici Zanetta, veuve à 25 ans entourée d'une nuée de consolateurs , de six orphelins de huit  ans à..même pas né et d 'origines diverses.

Gaetano laisse le souvenir d'un homme cultivé et discret, apprécié de l'intelligentia vénitienne dont la vraie passion fut la recherche des emplois de la magique" pierre à voir", le cristal optique inventé cent ans plus tôt à Murano.

Nous sommes en 1733.
Zanetta repart .Elle laisse ses trois aînés à sa mère et va courir le monde à la recherche de la célébrité qu'elle trouvera....assez vite à la cour de Dresde.

Giacomo CASANOVA a huit ans!

A suivre...

Source : La Venise de CASANOVA 
de Dominique CORNEZ-JOLY.





L'histoire de Casanova est un thème d'une grande richesse .Je préfère pour ma part,n'en donner que de grandes lignes, et vous laisser le choix ou l'envie d'aller plus loin dans son exploitation  selon vos intérêts... Google est une source de références et beaucoup d'écrivains bien plus informés que moi ont écrit  des pages passionnantes sur le sujet.
Alors, si cela vous convient...à vos souris..  en attendant de retrouver le jeune Giacomo dans les lieux qui l'ont vu grandir et devenir...CASANOVA

Bon week-end à vous...

lundi 18 juillet 2011

Ô, Zanetta bella tchi-tchi..




GABRIELE BELLA
 Teatro di San Samuele ( Collection Querini-Stampalia)


Largué par la piquante «  Fragoletta »(*) qu’il a suivie de son plein gré sur les sentiers hasardeux et socialement méprisés des baladins, Gaetano CASANOVA ( et oui, le père de…) l’ex-artisan padouan désormais sans ressources, décide de  gagner Venise, de s’y installer, persuadé qu’il est, de se faire bientôt engager par l’un des douze théâtres de la ville. il sera employé en tant que violoniste par le Théâtre de San Samuele



Il trouve une chambre dans un bâtiment ( situé entre la Calle dei orbi et la Calle delle Muneghe) que la Scoletta dei Calagheri Tedeschi loue , le temps d’un contrat, à des acteurs ou danseurs de second rang .


A l'angle de la calle dei Orbi,  un peti bâtiment, dont l'aspect actuel date du XVIIe siècle s'emblasonne sur les pilastres d'angle et sur le bas-relief de la façade d'une amusante chaussure.

A deux pas de là, s’ouvre l’échoppe du cordonnier FARUSSI dont la fille Zanetta(**), 15 ans à peine et  dotée d’une  incendiaire envie de vivre  va  subjuguer le pauvre Gaetano

 "C'est à cette crosera que se fit la rencontre improbable de la chaussure et du théâtre"C'est dans ce lieu ordinaire que commença cet insolent "contes de faits" qu'est la saga casanovienne."Dominique CORNEZ-JOLY
Il s’enflamme,  l’enlève  et  l’épouse en l’église voisine.

Addì 27 febbraio. 1723 m. v. (1724)
Il sig. Cajetano Giuseppe Casanova del q.m Giacomo Parmegiano, e la sig. Giovanna M.a Fig.a del q.m Girolamo Farusso ambedue della nostra contrà fatte tutte e tre le solite pubblicazioni, come dal libbro si vidde, prima interrogati, ed ottenuto il loro consenso, contrassero matrimonio per verba de presenti, alla presenza del Rev. mo Piev. della nostra Chiesa, ed illico in missa furono dallo stesso benedetti, p.nti testimonj il sig. Angelo Filosi q.m Bortolo stà a S. Salvador e d.o Giuseppe Monti del sig. Giacomo Filippo Bolognese stà a S. Fantin. (Fonte: Pompeo Molmenti, Carteggi casanoviani. Vol I, Lettere di G.Casanova e di altri a lui. Palermo, Sandron, 1916. pa. 8,9.


 Au-dessus d'un joli petit porche d 'entrée du XVe siècle, au n"° 3128, une autre chaussure surmonte une naïve représentation de l'Annonciation.

c'est la Scuoletta dei calegheri tedeschi ( corporation des cordonniers d'origine allemande) qui prenait en charge ses vieux cordonniers ou formait des jeunes de même origine. Une des sources de revenus de la scoletta était la location de logements.



 Dans la Calle delle Muneghe le  numéro 2993, laisse deviner, gravé sur le linteau, le numéro " 1" qui l'identifiait à l'époque qui nous intéresse.


Le cordonnier FARUSSI meurt bien vite après ce mariage  qu'il n'a pas accepté. Sa veuve Marzia,qui a en charge le jeune couple impécunieux, est logée " amore dei" ( par charité)  aux frais des procurateurs dans cette maison où naît, le 2 avril 1725, 
Giacomo CASANOVA.
Avec l'aide précieuse de


 et les photos de ZEN !:-)


A suivre


(*) La fragoletta est le surnom de la comédienne Giovanna CALDERONI , peut être à cause d 'une petite fraise qu'elle avait sur le sein

(**)Zanetta FARUSSI, pseudonyme de Maria Giovanna Farussi o Farusso detta La Buranella (Venezia, 27 août 1707Dresda, 29 novembre 1776), actrice de théâtre. Les parents Farussi étaient effectivement originaires de Burano mais des documents récents prouvent que Zanetta est née à venise ,dans le sestiere de Santa Croce, dans la Corte della Cazza, non loin de San Giacomo dall' Orio où elle fut baptisée le 14 septembre 1707.

Documento: Atto di Battesimo di Zanetta Farussi (Archivio parrocchiale S.Giacomo dall'Orio. Battesimi anno 1707 foglio 40).
Adi 4 7.bre.
Zuanna Maria figlia del S: Gerolimo Farusso, e la sig.ra Marcia sua consorte nata li 27 passati in Corte della Cazza, e stata batezata da me P: Giovanni ante.o fu suo pad. Il N.H. Tribù Savorgnan di Gerolimo a S. Tomà (?) Com.re la Siedea. Il celebrante, come si ricava da annotazioni analoghe è P. Giovanni Bettadello.(Fonte: Helmut Watzlawick, Le vrais début d'une actrice, in L'intermédiaire des casanovistes, Genève, Année XX, 2003, pag.51)