lundi 11 juillet 2011

Une petite gourmandise...comme à Venise




 


 Je sais que c'est plus sérieux, oh oui!, de faire la publicité pour des livres ou des sites culturels. Mais ce sont les vacances, c'est la saison des petits plaisirs gourmands alors vous me pardonnerez cette petite digression ..légère et je l'espère savoureuse.

 

Mise au point par Renato Piccolotto, chef de cuisine du mythique Cipriani, cette mayonnaise montée à l'huile d'olive et aromatisée aux câpres et au citron est , paraît-il, un pur délice

 

Je sais où je pourrai trouver, en Belgique,  cette" mayonnaise comme à Venise"..alors, comptez sur moi pour la tester.



 

 

 


 


Renato Piccolotto est né le 28 Janvier 1954 dans la province de Trévise en Italie. Il entre dans le monde culinaire en 1971 comme commis de cuisine à la Villa Cipriani à Asolo, où Guiseppe Cipriani, le fondateur du Harry's Bar, lui inculque les principes de la cuisine vénitienne.
En tant que chef exécutif de l’Hôtel Cipriani, Renato Piccolotto a pris part à de nombreux Festivals Culinaires: en Angleterre, France, Allemagne, Suisse, Monte-Carlo, ainsi qu’aux États-Unis, en Australie et au Japon.  En mai 2010, à l'occasion du 50e anniversaire de l'Hôtel Cipriani, Renato a élaboré un menu dégustation à bord du train mythique Venise Simplon-Orient-Express, au départ de la gare Victoria à Londres vers Venise. On le participe aussi aux croisières gourmandes méditerranéennes de la compagnie Silver Sea Lines.
Sa philosophie, en cuisine, est d'offrir d’authentiques mets vénitiens où les saveurs des ingrédients sont mises en avant. Le résultat est une cuisine remarquablement sincère et sans prétention, mais aussi luxueuse, élaborée  avec passion et talent.

jeudi 7 juillet 2011

"A cinq heures, sous le Chinois..."

Le couple chinois peint en 1858 par PASCUTI est sans doute le plus célèbre motif décoratif du FLORIAN.
" C'est un charmant personnage que le Chinois.Sur le mur où il est peint à fresque, il se dresse aimable, souriant et fier.Vêtu d'une courte robe de soie bleue que ferment des boutons de corail et chaussé de souliers précieusement arrondis.Il a le visage de sa race et il a le teint agréablement jaune.Ses longues et fines moustaches de mandarin sont tombantes comme il sied et selon la mode de ses congénères des potiches.Les manches de son vêtement sont naturellement "pagodes".De la toque qui le coiffe s'échappe une belle natte bien tressée.Ses yeux obliques et bridés vous regardent avec un air d'affabilité souriante qui n'est pas sans ironie.Il est fier et il a raison de l'être, car il n'est pas seulement un Chinois; il est le Chinois., {...}Aussi est-il devenu une sorte de point de ralliement, et la phrase:"A cinq heures sous le Chinois" veut dire que l'on se retrouvera au Florian, à ce moment de la journée, sur la banquette de velours rouge,devant la table de marbre où l'on nous servira le punch à l'alkermès ou quelque petit verre de marasquin, puisque la "grappa" est proscrite des cafés" comme il faut" de Venise.{...}
Le Florian, malgré les concurrences, demeure le café par excellence, celui où tout bon vénitien s'assoit plus ou moins souvent et où l'on retrouve aujourd'hui un peu la Venise d'autrefois, non qu'il ressemble à cette charmante Bottega di caffè (clic) que peignit Pietro Longhi, où l'on voit une belle dame vénitienne, en sa belle robe de taffetas, déguster le divin breuvage, tandis que, de la porte, un personnage masqué en tabaro et baüta lui adresse un salut empressé; mais tel qu'il est à présent, le Florian n'en conserve pas moins, avec ses petites salles basses décorées de fresques et de miroirs, un aspect gentiment démodé et agréablement rococo.
Que diriez-vous d'un rendez-vous estival, là-haut, " à cinq heures, sous le Chinois"???

Henri de Régnier.Sous le Chinois.octobre 1909.
L'altana ou la vie vénitienne.