vendredi 12 octobre 2012

Soleil couchant....







Photos: ZEN.
Rien de tel qu'un rayon de soleil vénitien 
pour illuminer une journée grise et pluvieuse..
 Bon week-end à vous!

mercredi 10 octobre 2012

Gabriele Giolito de' Ferrari



Gabriele Giolito de' Ferrari (ca 1508 – 1578) 
est un imprimeur vénitien et un des imprimeurs les plus importants de la littérature en langue italienne du XVIe siècle

Il est né dans la première décennie du XVIe siècle à Trino près de Vercelli, fils de Giovanni Giolito l’aîné et de Guglielmina Borgominieri.  Il devait être l’aîné ou celui que le père avait choisi pour transmettre l’atelier d’imprimerie. 
Suivant son père entre le Piémont et Venise, il s’installe avec lui à Venise en 1523. Ses connaissances en matière d’imprimerie sont alors suffisantes pour que son père le laisse à Venise et reparte vers Turin.

En 1523, il fonde avec son père la Libreria della Fenice, à l’enseigne du Phénix,( près de San Aponal) à la fois atelier d’imprimerie et magasin au Rialto de Venise. A la suite des problèmes de la succession de son père, en 1545-1546 et pour assainir sa situation, il fonde avec ses frères et demi-frères : Francesco, Bonifacio et Giovanni Christoforo une société commerciale et éditoriale « Appresso Gabriel Giolito de’ Ferrari e fratelli » (Presses de Gabriel Giolito de' Ferrari et de ses frères) qui durera jusqu’en 1556.

Son activité s’était déjà beaucoup développée et il avait hérité de l’entreprise paternelle et de la marque au phénix renaissant de ses cendres avec les initiales G.G .F. avec diverses devises :  
« De la mia morte eterna vita io vivo »,
 « Semper eadem »,
 « Vivo morte recepta »
B.Castiglione par Raffaelo Sanzio

Dès le début de son activité, il se place sur le plan littéraire et publie : les Dialogi piacevoli et Il Petrarchista de Nicolo Franco, mais également Le Courtisan (Il Cortegiano) de Balthazar Castiglione. 
 L’année suivante, il fait paraître un Décaméron et un Orlando Furioso orné de gravures sur bois.

En 1544, il épouse Lucrezia Bin dont la dot lui permet d’investir dans de nouveaux caractères typographiques. Il en aura 12 enfants. Son officine devient alors une des plus réputées de Venise, notamment pour ses nouveautés. Il est le meilleur représentant du renouvellement de la typographie vénitienne dans le sens de la légèreté et de l’élégance. 
 Cultivé, il reçoit dans son atelier une élite composée de : l’Arétin, 
Ercole Bentivoglio, 
Bernardo Tasso, 
Guido Landi, Ortensio Lando. Nicolo Franco.
Bernardo Tasso
IL entreprend alors de publier des ouvrages en langue vulgaire italienne : entre 1522 et 1560, il publie 22 éditions des Rimes de Pétrarque, 28 de l’Orlando furioso du Tasse, 9 du Décaméron de Boccace.  Il publie 2 fois Dante, la première fois avec son père en 1536 avec des gravures d’après des dessins de Botticelli, la seconde en 1555, (éditée par Lodovico Dolce) avec le titre de Divine comédie. En 1557, il fait paraître la Libreria de Doni, premier essai de bibliographie italienne et en 1552-1553, une douzaine de livres espagnols.
Il change d’orientation dans la seconde moitié du XVIe siècle car le contexte s’est modifié (restauration catholique à la suite du concile de Trente, publication du premier Index), il abandonne alors les publications littéraires et imprime des ouvrages de dévotion et des traductions des auteurs grecs et latins.

 Il a alors l’idée, en avance sur son temps, de fonder une collection , la « Collana istorica » qui a pour ambition de publier tous les historiens grecs, latins et italiens, dont l’éditeur sera Tommaso Porcacchi, mais il ne réussit pas à terminer l’entreprise à cause de la peste qui sévit à Venise peu avant sa mort. En matière de livres de dévotion, il entreprend également une sorte de collection religieuse : la « Ghirlanda spirituale ». Le premier volume qu’il fait paraître est un recueil des Oeuvres du dominicain Louis de Grenade en 1568.
Ses impressions sont célèbres pour leur qualité, leurs lettres ornées presque toujours parlantes, et les gravures sur bois. 

Ses gravures sur bois pour illustrer l’Orlando furioso, le Décaméron, les Rimes de Pétrarque sont louées par le critique d’art Vasari..
Parmi ses plus belles éditions typographiques on peut citer : les Lettres de Cesare Tolomei (1547) in-4°, l’élégant Ane d’or d’Apulée en 1550, les Métamorphoses d’Ovide, traduites par L. Dolce en 1553, illustrées de 95 vignettes.



Entre 1555 et 1560, l’atelier voit sa production baisser en qualité mais non en quantité. En effet les années 1566 et 1567 sont les années de plus forte production. La librairie de la Fenice reste au cœur de l’activité de la cité vénitienne. 
Elle possède des succursales à Naples, Bologne et Ferrare, et est en relation avec des libraires italiens à Mantoue et en France surtout avec Guillaume Rouillé de Lyon.

Gabriel Giolito de’ Ferrari 
 survit à la grande peste vénitienne de 1575-1577, 
mais meurt à Venise au début de l’année 1578.


Ses contemporains le placent au même rang que son compatriote Alde Manuce. Ses ouvrages ont été très vite collectionnés par les bibliophiles et certains sont très rares, de son "Indice dei libri prohibiti , il ne reste aucun exemplaire.

 
Ses presses seront reprises par ses fils Giovanni le jeune et Giovanni Paolo qui continuent à publier jusqu’en 1606.


  avec le précieux concours de la documentation  Google Books


Pour en savoir plus(clic)

dimanche 7 octobre 2012