Affichage des articles dont le libellé est vie vénitienne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vie vénitienne. Afficher tous les articles

vendredi 4 décembre 2015

Dans l'attente de la fête...



La fête est proche,
il ne faut pas perdre de temps.
Ouf, le tailleur a bien travaillé!
Et la robe ,
taillée dans une étoffe somptueuse,
 sera  certainement remarquée.





 Comment vais-je me faire coiffer ? 
"Apportez donc mes onguents, mon parfum !"



  
"Ma chère, si vous saviez ,
 ce qui se raconte en coulisses!"




Une dernière répétition,
 sous haute surveillance?


 Que la fête commence!

Ah, ces petits "LONGHI" !
Témoins émouvants d'une vie vénitienne
qui nous laisse un peu rêveurs(es).

Je ne m'en lasse pas !

Beau week-end!


mardi 10 novembre 2015

La glyptique ou..





 l'art de graver les pierres fines 
en relief ou en creux.

«Les premiers exemples de taille utilisés pour les sceaux remontent à quatre mille ans, en Mésopotamie ; d'autres exemples, appartenant à la XII° dynastie égyptienne, aux environs de 1750 av. J.-C., sont exposés au Metropolitan Museum de New-York, et il s'agit de gravures en relief sur pierre en forme de scarabées utilisés également en tant que sceaux. 


Le premier camée employé comme ornement de bague et de boucles d'oreilles, fut fabriqué dans la Grèce antique aux alentours de 400 av. J.-C. 

 Le coquillage n'était pas encore en usage. On faisait appel à des minéraux tels que la cornaline rouge, le jaspe, l'onyx et la malachite, sans toutefois parvenir à rendre l'effet polychrome ; à l'exception de l'agate qui, de par sa nature géologique à strates de teintes différentes, se prêtait mieux aux premières réalisations d'incision à relief doux. 


Le terme moderne de camée, emprunté de l'italien cameo, est de même origine que camaïeu. 

Les camées étant le plus souvent gravés sur des agates à plusieurs teintes superposées, l'artiste tirait parti de la polychromie naturelle de la pierre pour donner à son sujet, au moyen des couches multicolores, l'aspect d'un camaïeu. 


Comme aujourd'hui encore, l'ébauche était taillée sur la couche supérieure de couleur plus claire, ce qui permettait de faire ressortir le dessin par rapport à la couleur du fond. 

Les sujets préférés des Grecs anciens ont toujours été des profils de femme, des divinités, ainsi que des personnages de la mythologie. 

Au premier siècle av. J.-C. le savoir-faire des artistes grecs parvint à Rome ; les camées devinrent à la mode dans les classes les plus aisées et on en produisit de formats variés à des fins purement ornementales. 










Quand l'empire romain approcha de sa fin, l'art de la taille connut une longue période de crise et d'oubli. Les camées ne revinrent à la mode qu'au XIV° siècle, principalement en Italie, avec une importante production en calcédoine, utilisée à des fins d'ornements personnels ou comme symboles chrétiens. 





Dans les siècles qui suivirent les artistes s'inspirèrent des motifs de la gravure antique et ceci consacra la fonction ornementale du camée, plus particulièrement en tant que broches, bagues et médaillons. 



 Si à l'époque baroque, l'intérêt pour ces œuvres parut décroître, ces objets revinrent à la mode au XVIII° siècle. 
La technique de gravure en relief utilisait à l'époque un petit outil circulaire avec un mélange d'huile d'olive, d'émeri et de poudre de diamant. Les portraits restaient les sujets les plus réclamés ; cependant les camées représentaient également assez souvent des thèmes historiques, allégoriques ou d'inspiration classique. Toujours au XVIII° siècle, Josiah Wedgwood en proposa des imitations avec ses fameuses porcelaines. 




Au XIX° siècle, on commença à utiliser le coquillage marin comme support des gravures, et les camées devinrent extrêmement populaires ; suivant la tradition, ils représentent des têtes ou des personnages mythologiques, parmi lesquels dominent les figures de Vénus, Diane, Flora, Jupiter, Mercure, ainsi que celles des Bacchantes et des Héros grecs et romains ; les supports utilisés peuvent aller des coquillages aux coraux, en passant par différents minéraux et pierres fines et demi-fines.»










Ce petit chapitre consacré à cet art particulier n'a pour vocation que d'initier les billets qui viendront le compléter sous la bannière d'une Venise toujours élégante.



 A seguire...?

Vous trouverez à Venise de très beaux camées dans les boutiques qui bordent la Piazza ou au Rialto.
Moi j'étais tombée en amour pour ceux proposés par une petite boutique située , à gauche, au bout de  la Canonica.
( La Sanzogno Gallery,338)

Ils étaient vraiment  originaux  mais, hélas, 
ils n'étaient pas dans mes moyens.





http://albumvenitien.blogspot.be/2015/01/un-bijou-insolite-la-pomme-de-senteur.html
http://albumvenitien.blogspot.be/2014/12/les-larmes-daphrodite.html

http://albumvenitien.blogspot.be/2014/12/le-zibellinolinsolite-bijou-fourrure.html

http://albumvenitien.blogspot.be/2013/01/le-impiraresse-le-conterie.html


Pour complément d’information, voici aussi d' autres sites intéressants :
Cosmovisions et Insecula.
http://richardjeanjacques.blogspot.be/2014/02/les-cameesmerveilles-de-tous-temps.html

jeudi 5 novembre 2015

"Festa di San Martino!"





"San Martino" à Venise

  Jai une tendresse particulière pour Saint Martin lequel est aussi le saint patron auquel est dédicacée la belle église romane de mon village.

Source : Wikimedia

    
A Venise, les habitants de Castello , et plus précisément les paroissiens de San Martino, ont décidé de lui rendre hommage au cours d’une fête calendaire qui s'inscrit à présent dans une longue tradition et qui véhicule d'une année à l'autre une joyeuse et  une chaleureuse réputation.





   Cest une fête réservée aux enfants qui  s'égaillent par petits groupes , munis de couvercles de casseroles sur lesquels ils s’acharnent joyeusement , ils vont de porte en porte , réclamant une petite pièce tout en chantant un vieux refrain:

"S. Martin xe 'ndà in sofita
a trovar ea nonna Rita (o Gigia o novissa)
nona Rita no ghe gera
S.Martin col cùeo par tera
E col nostro sachetì
cari signori xe S.Martin" 





   Ces enfants ont pris , à présent"  l’habitude de se costumer en «  Saint Martin » revêtant pour ce faire manteau de cavalier et brandissant à coeur joie une belle épée….
    Bien sûr cette fête n’atteint pas le niveau des « nouvelles  traditions » telles celles qui nous sont revenues d'outre-Atlantique **  et il n’est nullement question d’y apporter un quelconque changement.

    La fête de San Martino à Venise demeure empreinte de simplicité et de chaleur humaine. Les enfants s’amusent à chercher « Nonna Rita «   et se régalent car pour l’occasion on leur sert un délicieux gâteau.. 


Photo : Veneziani a tavola

 le san martino ( une sorte de pain d 'épices à l'effigie du saint) et la cotognata, pâte de coings parfumée à la rose ( ou persegada)

**( Halloween n’est qu’une réplique aménagée et surtout commerciale de nos anciennes fêtes celtes de Samain )
u




mercredi 28 octobre 2015

dimanche 29 mars 2015

Domenica delle palme.

Melozzo da Forli


 Entrée du Christ dans Jérusalem.
Basilica of Santa Casa ( Loreto)






Chez nous, ce matin, 
distribution du traditionnel brin de buis.
Passez une bonne semaine.


(Melozzo da Forlì (1438  – 1494).


Melozzo fut l'un des principaux propagateurs de l'art de Piero della Francesca dans une région qui s'étend de Rome à Ferrare en contournant la Toscane. Sa formation ne nous est pas connue ; on peut seulement imaginer le rôle de la petite communauté de peintres non négligeables dans sa patrie (Ansuino da Forlì, Guidaccio da Imola) et de la production paléochrétienne et byzantine de la proche Ravenne, qui a pu marquer très tôt la vision monumentale du jeune peintre, le préparant aux premiers rapports avec Piero della Francesca. On le trouve successivement à Rome, à Urbino, à Lorette et à Ancône sans qu'il soit toujours possible de préciser avec certitude les dates de ses passages. Dès 1465, il s'absente de Forlì, et l'on pense que, vers cette époque, il se rend à Rome, où il travaille à l'église S. Marco (Saint Marc écrivant, Saint Marc pape).
On le retrouve à Urbino en 1470-1472, où il participe peut-être à la décoration — exécutée par Pedro Berruguete et Juste de Gand — du studiolo et de la bibliothèque du duc de Montefeltre, dont il donna peut-être le dessin d'ensemble. Années capitales pour l'histoire de la peinture, car celui qui avait le mieux compris l'art de Piero, à travers un tempérament plus communicatif, se trouve en contact direct avec le Flamand Juste de Gand et l'Espagnol Pedro Berruguete, dont le style offre alors des possibilités techniques renouvelées ; preuve en serait le Portrait de Guidobaldo da Montefeltro (Rome, Gal. Colonna). Melozzo se situe ainsi dans le large mouvement de renouveau instauré par Antonello de Messine.
De nouveau à Rome en 1473, Melozzo travaille avec Antoniazzo Romano ; en 1478, il est cité comme " pittore papale " de Sixte IV : c'est l'époque de la grande fresque solennelle (Inauguration de la bibliothèque de Sixte IV, v. 1477) du Vatican, où la perspective savante et les volumes visent à un effet grandiose, puis celle des décorations de l'église des SS. Apostoli (Christ de l'Ascension, auj. au palais du Quirinal ; Anges musiciens et Apôtres, auj. au Vatican). Melozzo, de qui les audaces picturales de Bramante étaient connues, participe dans ses œuvres au grand style monumental qui se propage, de Piero à Raphaël, à l'écart du style " âpre " des squarcionesques et de beaucoup de Florentins. Ces traits sont également sensibles dans les deux dernières grandes décorations, exécutées en collaboration avec Palmezzano : les coupoles de la chapelle du Trésor (Prophètes et Anges) à Lorette et celles, détruites en 1944, de la chapelle Feo (v. 1493, Forlì, S. Biagio), où de colossales silhouettes de prophètes, assis autour du parapet sous une fausse voûte à caissons, produisent un prodigieux effet illusionniste.

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

lundi 19 janvier 2015