vendredi 1 décembre 2017

Décembre enluminé!






Le bréviaire de Grimani  est actuellement conservé à la Biblioteca Marciana à Venise
C'est l'un des plus célèbres manuscrits de l'école ganto-brugeoise.


Le Bréviaire est cité pour la première fois par son propriétaire, le Cardinal Domenico GRIMANI, à l'occasion de la rédaction de son testament en octobre 1520 (le Cardinal mourra en 1523). Le Cardinal Grimani avait acheté le manuscrit à Antonio SICILIANO, Chambellan du Duc de Milan Massimiliano SFORZA. Il est possible qu'Antonio Siciliano ait acheté le Bréviaire directement en Flandre où il fut ambassadeur du Duc Sforza en 1514.Le premier commettant de l'oeuvre n'est pas connu mais la richesse du Bréviaire montre qu'il ne s'agit pas d'un travail de production courante. L'iconographie de certaines illustrations reflète le style des artistes de la fin du 15ème siècle, tels Hugo VAN DER GOES, Hans MEMLING et Gérard DAVID. Certaines innovations plaident, néanmoins, pour une datation plus tardive de l'oeuvre (vers 1520) à l'apogée de l'école de Gand et de Bruges représentée par Quentin METSYS, Joos VAN CLEVE et Jan GOSSAERT.
Le cycle iconographique du calendrier s'inspire des illustrations des frères LIMBOURG dans les " Très riches heures " du Duc de Berry, antérieures d'environ un siècle (1411-1416). Cette oeuvre fût probablement disponible dans les Flandres à l'époque de la réalisation du Bréviaire car Marguerite d'Autriche, veuve de FILIBERTO II de Savoie et propriétaire des "Très riches heures", était gouverneur des Pays Bas à cette époque.



Le manuscrit est extraordinaire par le nombre et la qualité de ses enluminures.Les textes du Bréviaire sont précédés, comme il est d'usage à cette époque, par un calendrier illustré par des peintres flamands. Chaque mois fait l'objet d'une page entière, une attention particulière étant consacrée aux saisons, aux travaux agricoles et aux coutumes de la riche bourgeoisie des Flandres. En regard de la page enluminée est présenté le calendrier du mois, placé dans un cadre illustré de scènes champêtres et d'activités quotidiennes, ainsi que de monochromies à sujet religieux et des signes du zodiaque appropriés.


La coexistence de thèmes profanes et sacrés et le réalisme des images de la vie quotidienne dans les Flandres caractérisent ce manuscrit, comme d'autres oeuvres de cette époque.

Certaines enluminures sont certainement oeuvres d'atelier. Cependant, une grande partie du calendrier et des illustrations à construction spatiale complexe, selon un goût italianisant, peut être attribuée à Gérard HORENBOUT, qui travaillait à Gand. 
Les illustrations archaïsantes et décoratives peuvent, quant à elles, être attribuées à Alexander (Sander) BENING et à son fils Simon.

La restauration est terminée et a été présentée à la presse le 12 mars 2005.









J'ai déjà évoqué, 
il y a quelques années, ce magnifique ouvrage.
Mais il mérite amplement qu'on s'y intéresse une fois de plus.Les amoureux(ses) d'enluminures( et j'en connais) peuvent trouver sur le net des reproductions à l'identique qui sont loin d'être négligeables.









jeudi 5 octobre 2017

On reprend sa promenade...









Venise..
parfois un peu de recul  vient s'imposer mais, 
le moment vient toujours où  l'on reprend sa promenade là
 où on  l'avait laissée  s'arrêter et marcher à nouveau, de calle en calle , est jubilatoire comme  une renaissance !

jeudi 6 juillet 2017

mardi 30 mai 2017

Les lionnes de Venise




Venise, campo Santa Fosca, octobre 1627. Lucia, jeune et espiègle Vénitienne, se retrouve au milieu des flammes qui dévastent la modeste imprimerie familiale. Sous ses yeux, son père est enlevé par trois hommes armés. Qui donc se cache derrière ce crime ? La veille, la magnifique Isabella Rosselli, la plus rouée des espionnes de la cité des Doges, est venue faire reproduire une étrange gravure.
Lucia est décidée à percer cette énigme et à sauver son père. Dans une quête effrénée, elle s’immisce parmi les puissants, se mêle au bal des faux-semblants du carnaval, s’enfonce dans les arrière-cours des palais. Une Venise fascinante, oppressante, où le pouvoir se confond avec l’amour, où les étreintes succèdent aux duels et les baisers aux complots.
Dans ces bas-fonds de la cité lacustre, amis et ennemis avancent masqués. Lucia joue de ses charmes, de son épée, de son poignard aussi qu’elle porte au mollet. Elle ruse, croise le fer avec Giorgio Cornaro, le fils du doge, homme corrompu et dangereux, prête à tout pour découvrir la vérité sur cette gravure dont tous, à Venise, sont convaincus qu’elle recèle le secret du pouvoir absolu.
Après le succès de sa série sur Aliénor d’Aquitaine, Mireille Calmel nous plonge avec maestria dans la Venise trouble du XVIIe siècle.


Le livre est beau et j'apprécie la taille des caractères qui facilitent la lecture .Dès les premières lignes, j'ai su que cette lecture serait un vrai plaisir et déjà je regrette  le moment où je vais devoir refermer ce livre. 
Je m'oblige à prendre mon temps.Je découvre un auteur et je sais que j'attends déjà la suite des   aventures  des lionnes de Venise. 

lundi 8 mai 2017

Santa Sofia





Saint Antoine  de Giovanni Battista Maganza


  Au dessus de l'autel majeur , le "Baptême du Christ" de Giuseppe Heintz.

Quatre statues inspirées de l'art d Antonio Rizzo : San Luca, Sant' Andrea, San Cosme et San Damiano